La Nice Dream Team

Votre serviteur s’est donc retrouvé promulgué Capitaine de cette toute nouvelle équipe à laquelle il fallait trouver un nom.

Chicken rêvait du mot dream !

Toujours accros de la mélodie envoutante de Radiohead (Nice Dream à écouter au bas de cette page de toute urgence) … le nom de cette nouvelle formation est venu de lui-même.

 

Ce sera donc la Nice Dream Team que je devrais mener à la victoire.

 

En me souvenant amèrement de notre dernière partie l’an dernier, sur ce monstrueux parcours.

 

Rappelez vous : Partis bille en tête, se voyant en haut de l’affiche au bout de 3 jours, nous étions épuisés par 9 parcours de suite. L’avant dernier, terrible parcours, jouer pendant 6 heures dans  un froid de canard et un mistral à décorner les bœufs avait eu raison de nos 5 swing, et sans doute un peu de nos 5 cerveaux.

Mes hommes étaient à bout de force, et le moral en berne. J’avoue n’avoir pas trouvé les mots dans le breafing du matin pour les motiver à en finir avec les peintres de l’équipe d’en face.

Il n’en a pas fallut davantage pour que les BGP nous accrochent sur leur tableau de chasse.

 

Cette année vous pouvez compter sur ma vigilance de tous les instants, pour accomplir cette délicate tâche : celle de driver une équipe de lascars tous très différents, opter pour les bonnes stratégies et maintenir un esprit d’équipe et un plaisir du jeux pendant 10 jours.

Nous gagnerons ! Foi de Captain Nono !!!

 

Voici donc la composition de mon équipe La Nice Dream Team

Chicken

Sir Chicken : notre JO ancestral, pionnier de ces escapades hivernales. A lui seul il comptabilise 2 fois plus de victoires que tous les autres joueurs réunis cette année.

 

Il ne laisse aucun coup au hasard, et si l’année dernière il n’avait pas passé un quart d’heure dans le même bunker pour sortir en 8 coups, il serait encore une fois l’homme à détrôner.

 

D’un mental en fer forgé, Chicken est de ces joueurs qui hurle Yaaaalâââ à chaque birdie et ne lève pas un cil lorsqu’il loupe un put de 30cm. Le genre de joueur qui vous tient par les corrones pendant 5 heures, usant de la guerre des nerfs si ça sent le roussi pour lui. Comme si il avait besoin de ça pour gagner, il est capable de dire au départ du 10 : Attention Vieux ! t’as bien vu le lac devant toi, et le hors limite à droite !!!? Enfoiré de Chiken !

Sans faire de psycho à 2 balles, chacun sait que le cerveau ne comprenant pas la négation, ce genre de phrase anodine vous garanti de finir dans les chachis ou dans l’eau à 20 mètres ! 

 

Ce qui est bien cette année… c’est que pour la première fois, il est un de mes lieutenants, dans la même équipe, et que je n’aurais qu’à le voir infliger cette stratégie psychologique aux autres.

 

Vous l’aurez compris, une fois de plus un très sérieux client à la victoire en individuel !

 

 

Michou

Mister Michou : avant même de se serrer la main sur le tarmac de Roissy pour se dire au revoir l’année dernière, Michou à affirmé haut et fort : j’en suis l’année prochaine… et les dix suivantes ! C’est donc pour lui sa seconde édition.

 

Hygiène de vie impeccable, charisme de dandi, calme olympien, générosité et fairplay sans faille,  Michou est le joueur qui vous fait passer une excellente journée de golf.

 

Je ne doute pas une seconde qu’il saura en plus, montrer les dents et placer les coups qu’il faut pour gagner ses matchs. Car parti un peu en douceur pour sa première participation l’année dernière, il a su monter en puissance et finir sur les chapeaux de roue.

Un homme averti en valant 2, j’ai hâte de voir comment il va nous la jouer sur les tous premiers parcours.

 

Bonne chance à toi my friend.

 

Maxou

Mini Maxou : Petit nouveau… le Maxou est sans doute de ceux qui s’est le mieux préparé.

Lâchant la Calsberg au bénéfice de la salle de sport depuis 6 mois, j’ai bien peur de ne même pas le reconnaître à Roissy.

 

N’ayant partagé qu’un pro-am avec lui, j’ai découvert un joueur d’une très grande générosité, un tantinet fragile  capable de se mettre la rate au court-bouillon pour un drive un peu égaré. Mais coaché depuis presque un an par Chicken, et désormais affûté come une lame de scalpel, je suis persuadé qu’il va vous surprendre.

 

Au concours de Drive c'est un vrai client aussi !!!

 

Je sens le pitbull capable de vous coller aux miches pendant 18 trous et ne vous lâcher les bijoux de famille qu’au dernier put, victoire en poche. Vous observerez sans doute sur quelques images à venir, que sa passion de biker fait de lui aussi une œuvre d’art.

 

Souhaitons à son swing d’être au niveau artistique des fresques qui parcourent son corps d’athlète, et personne ne pourra le battre.

 

Tito

Tito : Roukie too. J’aurais le plaisir de venir de Marseille, sa terre natale, avec lui.

Nous n’avons partagé que 9 trous ensemble, et ce jour là il m’a tout simplement impressionné ! Ne ratant pas un seul coup, tel une mécanique suisse de haute précision.

 

Bien sûr, il est plus coutumier de l’eau qu’il met dans son pastis que celle des 1001 lacs artificiels qui jouxtent 4 fairway sur 5 chez Mickey Land ! Car même si la topologie du terrain est la même qu’en Floride, c'est-à-dire de dénivelé 0,  aux Milles, son port d’attache, la seul eau que l’on trouve sur ce parcours est sous la rondelle de citron au bar !

 

Ceci dit, tel que je l’ai vu jouer pendant neuf trous, coupant les fairway en deux au millimètre, je ne suis pas sur qu’il est besoin de prendre ses palmes. Restent les green diaboliques made in US, qui pour lui comme pour les 3 autres puceaux en ce domaine, les obligeront à se faire à l’idée de putter sur du marbre ! Pas facile les premiers trous !

 

Captain Nono

En ce qui me concerne, n’ayant pas eu le temps de faire plus de 20 parcours et plus de deux heures de practice cette année… je pense me consacrer à la gestion de la victoire en équipe.

 

Vu ce qui m’attend en face, ça ne devrait pas poser de problème :-)

 

Je vais donc gentiment rester tapis dans l’ombre du classement individuel jusqu’au moment opportun où je donnerais le coup d’accélérateur voulu pour empocher la montre en Or !

Mais shuuut … cela doit rester entre nous.

 

Face à la redoutable équipe NDT (Nice Dream Team)

qu'avons nous là ???

 

La Paris Team

Une équipe bien parisienne à en croire son nom,

composée de soldats fougueux.. prêts à en découdre dans trois jours

 

Les voici.... 

Captain CrisCris

CrisCris, leur Capitaine, est un Rouckie.

Du jamais vu !!!  

Un inconnu, vierge de toute traversée outre-atlantique, totalement novice en matière de parcours américain.

Il faut en avoir dans le bermuda pour s’auto proclamer Capitaine.

 

Et rien que sur ce point il force déjà mon respect. 

 

Marco

Marco, que personne ne connaissait non plus il y a quelques mois.

Partenaire de jeux régulier de son capitaine.

J’ai entendu parlé d’un score venu de l’au-delà, rendu récemment. 

 

Sacrée stratégie que de rentrer un 63 en net ... 2 mois avant le départ

(19 de hcp mon c….).  

J’embarque dans le coffre de la R16 du goudron et des plumes au cas où ce voleur de poules comptait réitérer l’exploit en ma présence.

 

Tic et Tac s’entrainent régulièrement sur le redoutable parcours de l’Isle Adam.

Et même si j’ai passé 15 ans sur leurs terres, je ne connais rien de plus de ces 2 swingers ...

(j’entends pas swingers … des joueurs de golf, et non des habitués du fucking blue boys … cette partie de leur vie privée ne nous… regardant pas ndlr : vous comprendrez si vous traduisez litéralement swigers ! ).

 

Bref, avec tout le respect que je leur dois, tout ça ressemblerai bien à Bernard et Bianca chez Mickey, si il n’y avait pas dans cette drôle d’équipe 3 autres mercenaires,  bien plus habitués à nos petites sauteries annuelles de l’autre côté de l’étang.

 

Bobby

Bobby : L’inusable, l’infatigable. Le celte des fairways. Le dolmen des Links.

Chaque année je l’entends dire : je suis vraiment trop vieux pour ces conneries !

Et chaque année, il colle son sac dans la soute pour embarquer avec nous.

Et c'est toujours un grand plaisir d’avoir notre Bobby.

Le Golfeur qui a breveté à l'inpi le niveau de green ! qu’il dégaine autour du trou pour lire les pentes.

Mais pour bien comprendre qui est Bobby, permettez mois de vous faire revivre un de mes plus beau souvenir golfique.

J'ai plus de 1500 parcours à mon actif en 25 ans de golf, mais rares sont les parties dont je me souviens de chaque trou... de chaque coup.

 

Ce jour là, on a touché tout les deux la quintessence de ce sport.


Puisse ce récit convaincre ceux qui nous suivent sans trop connaître ou pratiquer ce jeu, qu’au-delà du sens de la vie, le Golf est un art de vivre, un miroir plaqué face à notre âme, agitant tour à tour les anges et les démons qui nous hantent nous révélant à nous même ce que nous sommes, l’expérience unique de savoir jusqu’où on est capable de luter contre soi, pour enfin s’accepter tel qu’on est… seule issue favorable au plaisir intangible que procure ce sport.

 

 

 

JC Leadbetter

JC : Voilà le joueur parfait ! D'où son surnom de Leadbbetr (le pro des pros)

Swing magnifique, sapé comme un milord, sentant bon l’after shave… juste derrière le côté so british du Brett il y a JC !

 

Cette année encore, sa femme nous affirme en off qu’il a tapé 3000 swing par soir devant le journal de 20H depuis juillet. Un acharné du boulot. Le plus long drive du champ. Hole in One dvant les caméra en Arizona... 2 fois Winner ! Sacré CV ce JC.

 

Deux choses son certaines :

1 – il est prêt … comme d’hab !

2 – Cette année il y vraiment 9 hyènes qui ne le laisseront pas s’échapper.

 

Il va devoir sortir du très grand jeu ! Je l’ai vu personnellement réussir des coups qui n’existent que sur le circuit pro américain… et heureusement quelques vilains coups d’handicap 36 ! Soyez sûr que le JC ne se tape pas 12 heures d’avion pour enfiler des perles. Vous allez sans doute comprendre tout de suite qu’il est venu une fois de plus, rafler la mise.

 

Alors je vais vous mettre dans la confidence : ce qui va être intéressant à suivre de très près, c’est le combat triangulaire qui va se mener entre Chicken, Bob et JC ! Car pour la première fois Chicken va être opposé en individuel ET en équipe à ses deux frères d’armes !

Et  à ce jeu, j’ai bien peur que la notion de fraternité ne devienne plus qu’une vague vue de l’esprit !

 

Bob l'éponge

Bob l’éponge : Invité de la première heure, il est avec Chicken celui qui fête le 15 em anniversaire de cette escapade Floridienne.

A l'époque, en compagnie de Captain Billou et du Chignoleur, ces 4 mousquetaires inauguraient une formule qui devait restée quasi inchangée jusqu’à aujourd’hui.

 

Bob l’éponge est le joueur qui défie les lois de la physique. Même Parnevick a un swing académique à côté du Bob. Mais c’est toujours droit comme un i. Avec un petit jeu ciselé et un mental de winner, vous pouvez être sûr de le retrouver sur le podium.

 

Je subodore même une idée revancharde envers son coéquipier JC, qui l’a battu d’un tout petit point il y a deux ans au sein des BGP. Un tout petit put sur 800 coups de golf… avouez que ça fait mal.

 

Ce jour là, ils s’étaient livrés tous les deux à un finish incroyable. Aussi j’ignore si le souvenir de cette partie sera un atout ou un boulet pour notre Sponge Bob ! En tout cas soyez sûr que c’est de ceux qui mettra le moins la main à la poche pour le coup du soir.

 

Régul.. le Bob ! Et sans doute des étoiles dans la tête pour enfin gravir la plus haute marche.

 

Et demain ...?

 

Match play

Février 2012 à Primm valey - Contrée de Las Végas (Nevada - US)

Hcp 13 contre 13 - Ce sera donc mano à mano !!!

 

Bobby : 1m69 – 67 Kg – 78 ans

vs

Nono : 1m80 – 82 Kg – 45 ans


Notre carré du jour : JC contre Hub et Bobby contre moi.


Je me voyais beau à l’attaque du trou n° 3.

Persuadé que l’histoire serait pliée au 12 ou 13 max, et que j’irais attendre les autres au club house devant un chocolat chaud.

 

Avec se froid de canard, tout montagnard qu’il est, il n’a aucune chance de tenir 5h00 mon Bobby.

 

Et puis survient la connerie….

Avec Hubert on se trompe de balle.

Il joue la mienne je joue la sienne.

Trou perdu pour les deux ! Normal !

Normal ? Mais déstabilisant.

Il ne faudrait pas qu’il nous manque ce point à la fin.

D’autant que ça semble avoir dopé totalement mon adversaire qui va me rendre, coup pour coup, jusqu’ au 18.

 

Tout ça dans le vent glacial, et sur un parcours plutôt fait pour moi, puisque assez large… et au passage absolument magnifique.

Mais Bobby ne lâche rien !

 

Trou n° 16 :

Je drive à 270 mètres mesurés.

Bobby ne peut pas faire une chose pareille,

C’est physiquement impossible, il place sa balle plus de 100m derrière la mienne, et tape son second coup comme d’hab, pleine piste à quelques dizaines de mètres du green tout au plus.

 

Il me reste 90m pour toucher le green avant lui,

Mais à ce jeu c’est vraiment lui le plus fort.

Je me place bord de green

Il attaque le drapeau, 2 mètres de la rondelle en 3.

J’approche, 1m50 du trou

Bobby ne loupe pas les put de 2m

C’est mort !

Il rentre son putt comme à la parade moi… je rate le mien.

 

Ce jeu est absolument incroyable puisque il nous permet Bobby et moi de lutter, bagarrer, et même bastonner sur la fin… d’égal à égal… chacun avec nos forces et nos faiblesses.

Cette magie qui fait que deux adversaires que tout oppose, 11 cm, 15 kg et 33 ans – sont mano à mano, égal à égal pendant des heures.

 

Arrive enfin le départ du 18

Nous sommes square… (égalité)

Dernier trou, dernière chance de se départager

Cela fait 5h00 qu’on se tire la bourre, dans une ambiance de feu, d’autant que la partie JC Hubert est très animée également.

 

Enorme par 4

De l’eau à droite…

Revenu de 2 down au 16, c’est à moi l’honneur.

La pression est à son comble.

Pas de problème… je drive…

Mais le cerveau n’est pas toujours votre allié dans ces cas là.

Excès de doutes !

Balle à la mer !

Fuck !!!

Bobby lui,  place sa balle au milieu du fairway, comme 99% de ses départs, à 150 M

Nickel !

Il me voit dans la m…..

Il se voit beau !

Mais le cerveau n’est pas non plus votre allié dans ces cas là !

Excès de confiance !

Topette !

La balle avance de 5 m

Aïe !

A moi de jouer…

J’envois un pur fer 5 bord de green

Bobby, bois en main, s’approche également.

On est 3 tous les 2.

Approche de bobby…

Topée !!!

Ça ne lui arrive jamais…

il traverse le green, pour finir tout en haut, à 10 bon mètres, avec une descente vers le trou,

le put ne sera pas facile.

J’approche à mon tour…

pas terrible…

toutes les autres équipe là..  regardent le spectacle…

on se caille toujours autant..

les organismes sont fatigués.

A bobby de faire un bon put !

Il joue 5….

Il fait ce qu’il peut, et s’arrête à 1,50 du trou…

pas mal d’où il venait, mais il sait qu’il aurait pu, qu'il aurait dû faire mieux.

A moi.

Putt… bord de trou… donné en 6.

Le seul double boguey de la journée.

 

Allez Bobby… !!!

JC lui lis sa pente… tout le monde sert les fesses.

Ce put vaut 800 points.

Il vaut les crevettes du soir.

Si il rentre son équipe trempera son cul dans la jaccuzzi…

si il le loupe il devra servir les Killers en soubrette jusqu’à plus soif !

Bobby loupe encore moins les put de 1m50 que de 2 m.

Il n’y a pas de raison

Sauf que…

Sauf que ce n'est pas une machine.

Enfin dévoilé l’homme fragile sous cette carapace de tueur des fairway.

Il loupe ce putt….

Et me laisse donc l’emporter après, je le redis, un des tous meilleurs moments golfiques que j’ai pu avoir en 25 ans de golf.

 

Merci à Toi Bobby d'avoir partagé cette journée... et merci d'être à nouveau là, cette année... !

Tu es notre maître à tous !